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Le sacre du client
Voici deux ouvrages, publiés à
quelques semaines d’intervalle, qui présentent bien des points
communs. Rédigés par des auteurs américains pour le compte de deux
entreprises high-tech, le premier, John McKean, ces textes se
lisent l’un et l’autre comme des credos de managers, avec un
leit-motiv commun et omnipresent: le “client” (customer) est bien
la clé du management performant. John McKean part d’un constat
presque trivial : quand nous désirons acheter un produit, nous
privilégions certes la qualité et le prix, mais surtout, nous
choisissons le fournisseur qui nous traite le mieux. Dans un
marché ultra-concurrentiel, la relation qu’entretient le
fournisseur avec son client entre pour 70 % dans Ia decision
d’achat de ce dernier. La “human touch” d’une vente est donc
decisive. C’est sur elle qu’il faut construire l’entreprise
commerciale. Or, la majorité des entreprises ne consacrent qu’à
peine 10 % de leurs ressources a nourrir cette interaction humaine
avec le client. L’ouvrage analyse donc en detail les méthodes et
les processus qui pourraient accroitre cette part d’humain, a
commencer par la façon dont l’entreprise se dolt de gérer en
interne ses propres salaries. Reconnaissance de l’autre, respect,
courtoisie, sens du dialogue doivent faire partie des valeurs
stratégiques de l’entreprise commerciale : même la technologie
doit viser l’objectif d’humaniser (au lieu de déshumaniser, comme
c’est trop souvent le cas) les rapports avec le client.
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